Follow me

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La vérité, c’est qu’il y a des moments dans l’histoire, des moments comme celui que nous vivons, où tout ce qui empêche l’homme de désespérer, tout ce qui lui permet de croire et de continuer à vivre, a besoin d’une cachette, d’un refuge. Ce refuge, parfois, c’est seulement une chanson, un poème, une musique, un livre. Romain Gary
La forme de l’eau

La forme de l’eau

Et comme il n’y a aucune raison de garder pour moi cette chanson entêtante…

🎶 Ma petite est comme l’eau, elle est comme l’eau vive
Elle court comme un ruisseau, que les enfants poursuivent
Courez, courez vite si vous le pouvez
Jamais, jamais vous ne la rattraperez… 🎶

Et une autre version, imaginée pour un adorable couple de baroudeuses.

Si j’en fais souvent trop..

Si j’en fais souvent trop..

Une reprise d’une illustration réalisée l’année dernière, presque jour par jour. Je suis un peu dubitative sur le niveau « d’amélioration » au final .. bof ..

La citation reste cependant toujours la même ☺️ « Si j’en fais souvent trop, c’est que vous n’en faites jamais assez et je vous saurai gré de m’aider à rétablir l’équilibre » J.Higelin

La naissance du jour, en forme d’épilogue…

La naissance du jour, en forme d’épilogue…

« …il m’apparait que connaître cela justifie encore tout de la vie et l’emporte en urgence sur toute autre considération. La beauté n’est pas le bien, elle ne l’a jamais été. Pourtant, l’émotion qu’elle provoque, et qui rend beau ce que l’on éprouve tel, est de même nature que celle qu’engendre en mon âme l’aspiration au bien. La beauté existe, la question du bien ne sera jamais résolue, elle vaut la peine de continuer à se la poser… »
Axel Khan épilogue – « Et le bien dans tout ça »
Et si c’était cela, la poésie ?

Et si c’était cela, la poésie ?

Etre disponible à ce que l’on n’attend pas, et si c’était cela, la poésie ?

Une illustration inspirée d’un podcast entendu ce matin.

L’intro-fiction de Charles Pépin : 

« Je voudrais vous raconter l’histoire de la poésie ou plutôt, l’histoire d’un homme, d’un jeune homme.

La poésie, il croit que ce n’est pas pour lui, il croit qu’il faut savoir, qu’il faut avoir appris, avoir chez soi de vieux livres reliés et dans la poche de sa veste en velours un petit carnet de cuir. 

Il croit qu’il faut maîtriser les mots, connaître des mots compliqués et avoir en soi des choses complexes à faire sortir avec des mots compliqués. Et puis un jour, tout change..C’est un jour bizarre, un jour de désillusion mais pas seulement, il s’est pris un coup, un coup à l’ego mais il ne l’a pas si mal pris, c’est comme un coup sur la tète qui l’a rendu un peu présent, et ce jour-là, il commence à voir, à regarder autour de lui. Ce petit crachin n’est pas si dégueulasse, c’est comme si le monde se mettait à flotter dans une lumière nouvelle, un peu irréelle, il se sent bien, soudain.

Dans les grandes villes, il ne fait jamais nuit. La nuit est jaune foncée, un jaune d’or et de pisse, la nuit est belle comme la rencontre fortuite d’un lampadaire et d’un nuage de pollution. Il ouvre enfin les yeux. Attentif, enfin, lui qui ne savait qu’être concentré, ou déconcentré

Peut-être que la poésie commence là, dans l’attention la plus simple, au monde, à soi-même, à ses sensations, à tout ce qui vibre au cœur de la présence, à tout ce qui vient à apparaître, tout ce qui surgit et se détache, nous fait signe peut-être, visible sur le fond de l’invisible. Il ouvre les yeux : le monde est là, et lui aussi. 

Et puis ce corps, le sien ; il l’avait oublié. « Nous ne savons pas ce que peut un corps », écrit Spinoza. Il n’a pas lu Spinoza mais il est d’accord avec lui. Nous ne savons pas ce que peut un corps : un corps qui sent, perçoit, reçoit la vibration du monde.

Recevoir la vibration du monde, que le corps s’en fasse la chambre d’écho, et que les mots se mettent à vibrer, à danser, à s’embrasser, à faire l’amour furieusement, qu’ils arrêtent de raisonner et se mettent à résonner.

Et si c’était un abandon, la poésie, le contact avec plus grand que soi, autre que soi, autre que soi qui rentre en soi, et devient plus soi que soi.

Il n’y a rien à savoir, au fond, et ce qu’il y a au fond de moi, c’est peut-être le monde qui prend toute la place. 

Les mots compliqués jamais ne délivreront le secret de la poésie, le secret de la disponibilité. Il se sent bien, maintenant, tout à sa joie d’être enfin là. Sa disponibilité est une curiosité. Etre disponible à ce que l’on n’attend pas, et si c’était cela, la poésie ? »

https://www.franceinter.fr/emissions/sous-le-soleil-de-platon/sous-le-soleil-de-platon-du-jeudi-08-juillet-2021

Bonbonnière

Bonbonnière

Je rends hommage à ceux qui parlent au vent,
les fous d’amour, les visionnaires,
à ceux qui donneraient vie à un rêve.
Aux rejetés, aux exclus. aux hommes de coeur,
à ceux qui persistent à croire aux sentiments purs.
A ceux qui sont ridiculisés et jugés.
A ceux qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent
et qui n’abandonnent jamais.
Miguel de Cervantes
Falotier

Falotier

Une illustration inspirée par une jolie et touchante question posée cette semaine « Alors Fanny, j’espère que tu n’oublies pas ce truc de ouf qui fait vibrer les âmes qui t’entourent ? » ❤️

« Celui-là, se dit le petit prince, tandis qu’il poursuivait plus loin son voyage, celui-là serait méprisé par tous les autres, par le roi, par le vaniteux, par le buveur, par le businessman. Cependant c’est le seul qui ne me paraisse pas ridicule. C’est, peut-être, parce qu’il s’occupe d’autre chose que de soi-même.
Il eut un soupir de regret et se dit encore:
– Celui-là est le seul dont j’eusse pu faire mon ami. Mais sa planète est vraiment trop petite. Il n’y a pas de place pour deux… »