Ordre du jour

Ordre du jour

Tenir l’âme en état de marche
Tenir le contingent à distance
Tenir l’âme au-dessus de la mêlée
Tenir Dieu pour une idée comme une autre
un support, une éventualité,
une contrée sauvage de l’univers poétique
Tenir les promesses de son enfance
Tenir tête à l’adversité
Ne pas épargner l’adversaire
Tenir parole ouverte
Tenir la dragée haute à ses faiblesses
Ne pas se laisser emporter par le courant
Tenir son rang dans le rang de ceux qui sont décidés
à tenir l’homme en position estimable
Ne pas se laisser séduire par la facilité
sous le prétexte que les pires
se haussent commodément au plus haut niveau
et que les meilleurs ont peine à tenir la route
Etre digne du privilège d’être
sous la forme la plus réussie: l’homme.
Ou mieux encore, la femme.

Jean Pierre Rosnay

Repli

Repli

« La vérité, c’est qu’il y a des moments dans l’histoire, des moments comme celui que nous vivons, où tout ce qui empêche l’homme de désespérer, tout ce qui lui permet de croire et de continuer à vivre, a besoin d’une cachette, d’un refuge. Ce refuge, parfois, c’est seulement une chanson, un poème, une musique, un livre. » Romain Gary
Toucher l’instant

Toucher l’instant

J’aime ces lieux abandonnés, où le temps semble comme suspendu, où l’instant semble pouvoir être touché…
Une illustration inspirée de diverses photos réalisées par @francismeslet, artiste photographe nancéien découvert il y a peu .. et dessinée sur un air de piano de Grand Corps Malade. #toucherlinstant

« C’est tout sauf une légende, on espère juste toucher l’instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l’espace-temps
Le moment où le voile se lève et la magie s’élance … Et est-ce vraiment une hérésie de se dire qu’on assume et qu’on écrit de la poésie ? » 🎶

Les loyautés

Les loyautés

Les loyautés
« Ce sont des liens invisibles qui nous attachent aux autres – aux morts comme aux vivants -,ce sont des promesses que nous avons murmurées et dont nous ignorons l’écho, des fidélités silencieuses, ce sont des contrats passés le plus souvent avec nous même; des mots d’ordre admis sans les avoir entendus, des dettes que nous abritons dans les replis de notre mémoire. Ce sont les lois de l’enfance qui sommeillent à l’intérieur de nos corps, les valeurs au nom desquelles nous nous tenons droits, les fondements qui nous permettent de résister, les principes illisibles qui nous rongent et nous enferment. Nos ailes et nos carcans. Ce sont les tremplins sur lesquels nos forces se déploient et les tranchées dans lesquelles nous enterrons nos rêves. »